Deja Vu, Tony Scott, 2006Genre : oui c'est du déjà vu
Un ferry boat est détruit à la Nouvelle-Orléans par une explosion criminelle. Il y a plein de policiers sur l'affaire, dont Doug Carlin (Denzel Washington), agent de l'ATF et donc spécialiste ès explosifs, et c'est bien parce qu'il est si compétent qu'il se retrouve embarqué dans un très nouveau et très bizarre dispositif d'enquête : la possiblité de voir les lieux de l'attentat et la ville dans les quatre jours qui précèdent l'explosion.
Pour présenter le film, il vaut mieux s'arrêter là, pas tant pour ne pas déflorer le sujet que parce que l'intérêt s'arrête là. Le truc de la machine à regarder dans le passé n'est pas si bête que ça, et cela donne un peu d'intérêt à la première moitié du film.
Après, ça se gâte. C’est même un jeu de massacre : histoire d'amour stupide et incohérente, moralisme pitoyable, happy end foireux, torchage de tout ce qui renvoie à la SF, la politique et les paradoxes temporels et même contradiction totale avec le début du film.
La mise en scène de Tony Scott est plus calme que d'habitude, même si ça reste très caméra secouée et montage éparpillé, n'apportant guère de sens ni de lisibilité au film.
Déjà vu est donc le film hollywoodien typique : on part d'une idée sympa, on tient un demi-film dessus avant de le pourrir par des clichés, de la mièvrerie, et les mêmes ficelles et trucs déjà vu des milliers de fois. Du Bruckheimer, donc.
La musique est signée Harry Gregson-Williams (disponible uniquement via iTunes) est c'est juste un mélange excité de percussions et d'électronique, sans grand intérêt.
Crédit photo : © Touchstone Pictures/Jerry Bruckheimer Films (2006)