lundi 22 septembre 2008

Mr. Brooks

Bruce A. Evans, 2007
Genre : deux pour le prix d’un

Earl Brooks (Kevin Costner) est un père idéal, un mari idéal, un homme d’affaire idéal, un employeur idéal. Enfin presque : c’est aussi un Serial Killer (un quoi ?) jusqu’ici insoupçonné.

Le film a été beaucoup vendu sur le rôle dit « à contre-emploi » de Kevin Costner, comme si celui-ci n’avait joué que des rôles de gentil niais dans toute sa carrière ; et Open Range, Sens unique, Un monde parfait ?
Par rapport à ces trois films, Mr. Brooks est une œuvre mineure avec quelques qualités malheureusement noyées dans un style putassier.
Le personnage de Mr. Brooks, pur à l’extérieur et noir à l’extérieur est intéressant et rappelle les personnages des romans de James Ellroy, dans cette représentation de la corruption intérieure. Cet aspect est renforcé par la présence de William Hurt dans le rôle de Marshall, représentation de l’âme noir de Brooks. Dès lors, le film aurait pu aller dans une réflexion sur l’esprit criminel, sur ce qui pousse à tuer, sur ces pulsions de mort qui hantent parfois – souvent ? – les hommes.
Le problème est que le film fait un va et vient entre ces thèmes forts et une histoire affligeante de la pauvre petite policière riche en plein divorce poursuivie par un tueur qui veut se venger. Il y aurait pu avoir un parallèle entre les deux, du style ordre et chaos, mais non rien. C’est d’autant plus décevant que la fin du film est assez originale et forte.

La musique est signée Ramin Djawadi et est disponible en CD (Milan Music 36283) ; elle est simplement fonctionnelle, sans élan particulièrement remarquable.

Crédit photo : © MGM/Tig (2007)