Memoirs of an Invisible Man, John Carpenter, 1992Genre : comico-fantastique mais pas politico
Nick Halloway (Chevy Chase) est un homme d’affaire qui réussit, sauf en amour. Un soir, au restaurant, il finit par rencontrer l’amour avec Alice Monroe (Darryl Hannah) ; buvant beaucoup trop pour fêter cette rencontre, il se rend le lendemain dans un état second à une réunion, provoquant un accident par maladresse. Encore marqué par l’alcool et la fatigue, il s’endort dans un coin ; quand il se réveille, il est devenu invisible.
Ces Aventures d’un homme invisible constituent une parenthèse dans la filmographie de John Carpenter, au sens où le politique est loin d’être présent. C’est avant tout un divertissement, et un divertissement fort sympathique : comment vivre avec l’invisibilité, comment en profiter ou non, etc. Chevy Chase joue bien son rôle de pauvre type placé dans une situation extraordinaire – une constante chez John Carpenter d’ailleurs – en commentant en plus ses propres turpitudes en voix-off.
Les effets spéciaux sont particulièrement réussis, qu’il s’agisse de Halloway ou du building en partie rendu invisible. La mise en scène est tout à fait intéressante, le scénario agréable, les acteurs au poil. On regrette juste que John Carpenter n’ai placé dans son scénario qu’une très faible dose de critique politique avec le personnage de comploteur du gouvernement joué par Sam Neil.
Les aventures d’un homme invisible est donc un Carpenter mineur, ce qui en fait déjà un film bien supérieur à la production hollywoodienne ordinaire.
Une musique très agréable, signée Shirley Walker, accompagne le film (Varèse Sarabande VSD-5355).
Image © 1992 Regency Enterprises/Warner Bros. Pictures
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