The Godfather Trilogy, Francis Ford Coppola, 1972/1974/1990Genre : faut encore moins les chercher qu’un Bettoun
Qui ne connaît pas la sage des Corléone, depuis le petit Vito qui fuit la Sicile et s’installe aux USA en 1920 jusqu’à Michael, gérant d’un immense empire du crime et qui finit par chercher sa rédemption auprès du Vatican ?
Avancer que la trilogie du Parrain fait référence, c’est peu dire : pour tous – sauf les réalisateurs italiens –, elle vaut modèle du genre dans le film du gangster, une sorte d’étalon cinématographique.
Il est vrai que sa mise en scène est brillante, forte et vivante, qu’il y a une pléthore de formidables acteurs, des scènes mémorables, mais, mais…
Tout cela reste toutefois assez complaisant envers la mafia, en particulier si on compare les trois Parrains aux films italiens dans le même genre. Le film oscille entre bons et méchants, et même s'il ne lésine pas à montrer la cruauté des différents membres de la famille Corleone, celle-ci possède toutefois les bonnes caractéristiques et la valeur de la vraie famille américaine. La famille Corleone est une bonne mafia, avec des principes, de l’honneur, face à une vilaine mafia sans scrupules et cupides. Bref, les Corleone, c’est l’ordre contre le chaos. De la part d’une famille de criminels sans scrupules, ça fait quand même bizarre.
Du coup, les films laissent une impression mitigée, et un malaise qui croît d’une partie à l’autre, en particulier la troisième, vraiment trop complaisante.
La musique, de Nino Rota et Carmine Coppola a été éditée à de nombreuses reprises.
Crédits images © 2006 Paramount Pictures
Avancer que la trilogie du Parrain fait référence, c’est peu dire : pour tous – sauf les réalisateurs italiens –, elle vaut modèle du genre dans le film du gangster, une sorte d’étalon cinématographique.
Il est vrai que sa mise en scène est brillante, forte et vivante, qu’il y a une pléthore de formidables acteurs, des scènes mémorables, mais, mais…
Tout cela reste toutefois assez complaisant envers la mafia, en particulier si on compare les trois Parrains aux films italiens dans le même genre. Le film oscille entre bons et méchants, et même s'il ne lésine pas à montrer la cruauté des différents membres de la famille Corleone, celle-ci possède toutefois les bonnes caractéristiques et la valeur de la vraie famille américaine. La famille Corleone est une bonne mafia, avec des principes, de l’honneur, face à une vilaine mafia sans scrupules et cupides. Bref, les Corleone, c’est l’ordre contre le chaos. De la part d’une famille de criminels sans scrupules, ça fait quand même bizarre.
Du coup, les films laissent une impression mitigée, et un malaise qui croît d’une partie à l’autre, en particulier la troisième, vraiment trop complaisante.
La musique, de Nino Rota et Carmine Coppola a été éditée à de nombreuses reprises.
Crédits images © 2006 Paramount Pictures