Jean-François Richet, 2008Genre : bio ordinaire (mais sans ogm)
Fils de petits-bourgeois, Jacques Mesrine (Vincent Cassel) revient d’Algérie avec une colère, une violence qui ne demande qu’à sortir. D’abord contre sa famille, il la met ensuite au service d’une activité criminelle.
Déjà de son vivant, Mesrine fascinait des producteurs, et un film sur sa vie est dans les tuyaux du cinéma français depuis au moins vingt ans. Finalement, en 2006, l’affaire se lance avec Thomas Langman, et surtout Jean-François Richet et Vincent Cassel. Le premier, avec le scénariste Abdel Raouf Dafri (de l’excellente série télé La Commune), apporte son regard politique, le second sa volonté de ne pas faire du fameux « Ennemi public nº 1 » autre chose qu’un criminel.
Cela donne au final, pour cette première partie, une biographie malheureusement trop romancée sans toutefois être complaisante : Mesrine nous est montré comme un pauvre type, violent, cupide. Surtout, les scènes s’enchaînent comme des tas de petits tableaux, patchwork de la vie de Mesrine mais sans donner réellement du sens.
Pourtant, du sens, il pourrait y en avoir, surtout de la part de Jean-François Richet : Mesrine est peut être un sale type, mais la société ne lui a pas forcément montré autre chose et a plutôt renforcé son radicalisme : son emprisonnement au Canada en haute sécurité est à ce titre révélateur, puisque Mesrine et Mercier vont venir prendre d’assaut la prison pour libérer les détenus.
Formellement, le film utilise un montage et une mise en scène qui est toujours organisée autour de Mesrine ; est-ce pour servir Vincent Cassel ou en lien avec le scénario ?
Mesrine : l’instinct de mort n’est pas un mauvais film, mais il y avait matière à faire plus fort, plus riche, et surtout plus polémique, élément totalement absent.
La film est accompagnée d’une bonne musique signée Marco Beltrami et Marcus Trump, et disponible en CD (Hostile Records VSD-5310).
Crédits images : © La Petite Reine 2008
Déjà de son vivant, Mesrine fascinait des producteurs, et un film sur sa vie est dans les tuyaux du cinéma français depuis au moins vingt ans. Finalement, en 2006, l’affaire se lance avec Thomas Langman, et surtout Jean-François Richet et Vincent Cassel. Le premier, avec le scénariste Abdel Raouf Dafri (de l’excellente série télé La Commune), apporte son regard politique, le second sa volonté de ne pas faire du fameux « Ennemi public nº 1 » autre chose qu’un criminel.
Cela donne au final, pour cette première partie, une biographie malheureusement trop romancée sans toutefois être complaisante : Mesrine nous est montré comme un pauvre type, violent, cupide. Surtout, les scènes s’enchaînent comme des tas de petits tableaux, patchwork de la vie de Mesrine mais sans donner réellement du sens.
Pourtant, du sens, il pourrait y en avoir, surtout de la part de Jean-François Richet : Mesrine est peut être un sale type, mais la société ne lui a pas forcément montré autre chose et a plutôt renforcé son radicalisme : son emprisonnement au Canada en haute sécurité est à ce titre révélateur, puisque Mesrine et Mercier vont venir prendre d’assaut la prison pour libérer les détenus.
Formellement, le film utilise un montage et une mise en scène qui est toujours organisée autour de Mesrine ; est-ce pour servir Vincent Cassel ou en lien avec le scénario ?
Mesrine : l’instinct de mort n’est pas un mauvais film, mais il y avait matière à faire plus fort, plus riche, et surtout plus polémique, élément totalement absent.
La film est accompagnée d’une bonne musique signée Marco Beltrami et Marcus Trump, et disponible en CD (Hostile Records VSD-5310).
Crédits images : © La Petite Reine 2008