16 Blocks, Richard Donner, 2006Genre : rédemption et sacrifice
Jack Mosley (Bruce Willis) est un détective de seconde zone de la police de New York. Alcoolique, peu fiable, il reçoit une mission simple : transférer un détenu, Eddie Bunker (Mos Def), de son commissariat au palais de justice pour que celui-ci témoigne. Or Mosley doit rapidement s’opposer à des hommes qui veulent tuer Bunker.
Richard Donner a une longue carrière de réalisateur, commencée dans les années 1960 avec des séries télévisées comme L’Homme à la carabine, La quatrième dimension ou Les mystères de l’Ouest.
Sa carrière fait ressortir un point fort : Richard Donner s’intéresse d’abord à ses personnages, donc à ses acteurs. Le reste, y compris le scénario, n’est qu’un espace dans lequel évoluent, vivent les personnages.
Du coup, 16 Blocs prend une tournure vraiment intéressante parce que là où on attend un banal film d’action comme Hollywood en produit des dizaines, on a le portrait d’un flic usé, alcolo, raté, une sorte de second couteau que tout le monde ignore, voire méprise. Et voilà que soudainement, en transférant un simple détenu, à son contact, il se sent devenir un autre homme, sans doute le policier qu’il aurait du être mais qu’il ne fut jamais.
Le contraste est d’autant plus saisissant quand entre en scène le partenaire de vingt ans, Frank Nugent (David Morse), bon flic, dynamique, motivé, tout le contraire de Mosley le raté.
16 Blocs est donc un bon film, atypique de la production des actioners classique ou d’un buddy movie. Son intérêt réside dans ses comédiens, Bruce Willis et David Morse en tête, auquel le réalisateur porte tout son intérêt, et son talent.
La musique est signée Klaus Badelt. Elle est inédite, et c’est bien dommage parce que c’est l’une de ses moins pires.
Crédits images : © 2006 Metropolitan Film