lundi 20 octobre 2008

La rue rouge

Scarlet Street, Fritz Lang, 1945
Genre : tromperie et jalousie
Imdb

Christopher Cross (Edward G. Robinson) est un simple employé de caisse, peintre à ses heures perdues, marié à une femme acariâtre (Rosalind Ivan). Il finit par tomber dans le piège tendu par Kitty March (Joan Bennett) et son amant, Johnny Prince (Dan Duryea).

Que ce soit en Allemagne ou aux USA, Fritz Lang n’est pas le cinéaste des contes romantiques, du happy-end ou de la bluette gentillette. Son genre à lui est noir, cruel, plein de personnages cupides, méchants, jaloux, envieux, qui souhaitent prendrent leur revanche sur quelqu’un ou quelque chose.
On voit ce qui amène Cross à se prendre à rêver de sa relation avec Kitty, à tout risquer, tout sacrifier pour elle. Il se rêve une meilleure vie, une meilleure considération, voire une vraie reconnaissance.
La vamp, la tromperie, la manipulation, la naïveté : on retrouve dans La rue rouge les codes du film noir, ce genre qui met à mal les conventions sociales d’une société vue comme policée et sans accroc. La rue rouge est aussi la peinture de deux mondes qui ne peuvent pas cohabiter : celui des petites gens, honnêtes par lâcheté, et celui des malfrats, frustres et idiots, la réunion des deux ne pouvant que mal finir.
Fritz Lang n’a pas raté grand chose dans sa carrière : La rue rouge est à ajouter à la liste de ses films qu’il faut voir.

Hans J. Salter a composé une bonne partition pour illustrer ce film. Soyez heureux si vous possédez le 33 tours sorti il y a plusieurs décennies (Medallion ML 303).

Crédits images : © 1945 Universal