Cape Fear, Jack Lee Thompson, 1962Genre : vengeance
Le témoignage de Sam Bowden (Gregory Peck) jeta Max Cady (Robert Mitchum), un homme violent, en prison. Sa peine purgée, Cady revient dans la vie de Bowden, et semble chercher à se venger.
Dès le générique, le ton est posé : sur un thème sombre de Bernard Herrmann joué aux cuivres, un homme marche d’un pas décidé.
Les nerfs à vif est un duel entre deux hommes : d'un côté Cady le sauvage, la brute, le barbare, l’animal, et de l'autre Bowden, rafiné, civilisé, doux, compatissant.
Sam Cady n’aura de cesse de transmettre sa haine à Sam Bowden, menaçant sa famille, utilisant les lois, jouant sur ses nerfs. Poussé à bout, Bowden finit par chercher à tuer Cady, et donc à lui ressembler. Le film nous montre donc bien comment on peut facilement passer du civilisé au barbare, de l’homme éduqué au sauvage violent.
Malheureusement, le film est aussi un film de Jack Lee Thompson ; il y a une donc une bonne couche sur la police inefficace, les avocats véreux, la société qui ne permet pas de protéger sa famille, toutes ces choses bien nazes qui feront la joie des collaborations entre Thompson et Charles Bronson.
Les nerfs à vif sait toutefois où s’arrêter pour ramener l’histoire à sa juste valeur.
La musique est de Bernard Herrmann ; elle est inédite mais fut reprise et arrangée par Elmer Bernstein pour le remake par Martin Scorcese en 1991, disque lui disponible (MCA Records MCAD 10463). Évidemment, c’est une très bonne musique.
Crédits image : © Melville-Talbot Productions/Universal