Dany Boon, 2008Genre : vindious
Philippe Abrams (Kad Merad) dirige un bureau de poste à Salon-de-Provence ; pour faire plaisir à sa femme dépressive, il tente par tous les moyens d’obtenir une promotion et un poste au bord de la mer. Ses manœuvres étant découvertes, il est muté pour deux ans dans le nord, à Bergues.
Énorme carton cinématographique de 2008, Bienvenue chez les Ch’tis a battu le record posé en 1966 par La grande vadrouille. Le film vaut-il un tel engouement ? Pas à ce point. Doit-on le brûler comme symbole du film franchouillard insupportable ? Non plus.
D’un point de vue formel, le film est très ordinaire : la photographie et la mise en scène n’ont rien d’original ou de recherché. Le scénario fait appel à quelques clichés, quelques éléments convenus mais l’ensemble s’enchaîne bien et ressemble plus à une pièce de théâtre qu’à un film. Alors si tout est si ordinaire, pourquoi un tel succès.
Simplement parce que Bienvenue chez les Ch’tis s’inscrit dans cette ambiance française d’inquiétude sur l’avenir, les valeurs du pays ou plus exactement l’idée et la représentation que l’on se fait. Le film représente ces valeurs, ces mythes français en rajoutant que la solution à la crise actuelle est très simple : un retour sur un mythe, sur une France rêvée, parfaite, une France qui n’a bien sûr jamais existé.
Bienvenue chez les Ch’tis n’est pas un mauvais film, mais il ne « mérite » un tel succès que parce qu’il y a bizarrement en France un refus total du public – et par conséquent – du cinéma de regarder le monde tel qu’il est et non tel qu’il devrait être. En 2008, aux USA, il y a The Dark Knight et WALL·E, autrement plus couillu dans l’approche du monde.
La musique est signée Philippe Rombi et est sympathique (Naïve ND68537).
Image © 2008 Pathé Renn Productions
1 commentaire:
Vu à la télé. Je m'attendais à voir un film fade. J'ai vu un film vide. Vide de tout. Si... j'oubliais, j'ai ri. Une fois. Une scène au début ou Kad joue les handicapés, pour moi le seul truc à sauver.
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