Sunset Blvd., Billy Wilder, 1950Genre : Sic transit gloria mundi
Joe Gillis (William Holden) entre au service de la fameuse actrice Norma Desmond (Gloria Swanson) qui vit seule dans son immense demeure hollywoodienne avec son majordome, Max Von Mayerling (Erich von Stroheim).
On ne peut voir, avec Boulevard du crépuscule, film plus cruel sur Hollywood et sur le monde du spectacle.
Jusqu’à présent, les tragédies faisaient plutôt les pages des journaux et pas forcément dans les belles pages : telle acteur ou telle actrice retrouvée morte, retrouvé ivre, retrouvée droguée, impliqué dans un scandale de mœurs, etc. (comme on peut le voir dans les films Hollywoodland ou Le dahlia noir).
Boulevard du crépuscule s’empare de ce sujet avec beaucoup de force et de noirceur, ainsi qu’une grande intelligence : le portrait est subtil car il est organisé autour d’un personnage extérieur au monde du cinéma. Il n’en connaît pas les codes, les usages ni les conventions et donc découvre ce monde et ce qu’il lui apparaît comme des horreurs.
Servi par une magnifique noir et blanc et une mise en scène qui sert les personnages et sublime, malgré sa chute, Gloria Swanson.
Franz Waxman a signé la très belle musique de Boulevard du crépuscule ; elle a été ré-enregistrée par Joel McNeely a la tête du Royal Scottish National Orchestra (Varèse Sarabande VSD-6316).
2 commentaires:
Passer de Sunset Blvd aux Chhtis... la retombée a dû être très douloureuse mon cher ami ! :)
Et toujours à propos de cruauté à Hollywood, j'ai découvert le week end dernier "The Big Knife" de Robert Aldrich (1955). Pour ceux et celles que le sujet intéresse, c'est à voir absolument. C'est tiré d'une pièce de théatre et le réalisateur n'a pas essayé de trop s'en écarter (un décors unique pour ainsi dire, tout se passe quasiment dans une seule pièce) mais tout le reste est vraiment très fort. Le sujet tout d'abord (déchéance psychologique dans le milieu hollywoodien, manipulations, traitrise, etc...) et les acteurs tous fabuleux : Jack Palance, Ida lupino, Shelley Winters et mention tout à fait spéciale à Rod Steiger qui est... EFFRAYANT en producteur !!!
Cinéphile, c’est pas une sinécure :)
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