Gunman’s Walk, Phil Karlson, 1958Genre : tel père, tel fils ?
Lee Hackett (Van Heflin) est un vétéran des guerres indiennes. Avec ses deux fils, Ed (Tab Hunter) et Davy (James Darren), il mène une vie de rancher et est un homme influent. Ed admire son père, et cherche à suivre sa voie ; ce n’est pas le cas de Davy.
À partir d’une histoire de famille, Le salaire de la violence dessine une histoire sombre sur les relations entre un père et ses fils.
Lee Hackett véhicule une image de héros, de notable, d’homme puissant et autoritaire qui dirige sa vie et souvent aussi celle des autres. Face à cette immense figure, ces deux fils n’ont guère de choix que de s’y soumettre. Le fait que Davy ne se reconnaisse pas dans cette image et ne cherche donc pas à s’y conformer est perçu par le père et le frère comme une trahison. Or, comme le montre Ed, chercher à ressembler à son père peut se révéler aussi problématique.
Le film repose surtout sur ses acteurs que sa mise en image. Tab Hunter et Van Helflin sont les piliers du film et nous entraîne jusqu’à la chute finale avec classe et sans cliché.
Le salaire de la violence est un bon western, proche par certains aspects du film noir ou de la critique sociale. À voir.
La musique est signée George Dunning et est bien mais inédite.
Image © 1958 Columbia Pictures Corporation
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