lundi 1 décembre 2008

Arlington Road

Mark Pellington, 1999
Genre : paranoïa généralisée

Michael Faraday (Jeff Bridges) élève seul son fils Grant (Spencer Treat Clark) depuis que sa femme (Laura Poe), agent du FBI, a été tuée en service. Son fils se lie d’amitié avec celui de son voisin, Oliver Lang (Tim Robbins). Or Michael Faraday, universitaire spécialiste des complots, finit par suspecter ce voisin de ne pas être ce qu’il prétend.

La parano maladive élevée au rang de réponse à ce qui se passe dans le monde… on peut difficilement faire plus délirant et stupide. Et pourtant, c’est ce que nous offre Arlington Road, confrontation entre un veuf paranoïaque qui veut tout comprendre aux complots, erreurs et manipulation et un groupe de super méchants dont la spécialité est de manipuler les gens et de commettre des crimes qui n’en sont pas, ou alors de les faire commettre par d’autre. L’histoire criminelle du monde est donc résumée aux agissements d’un groupe de personnes, super balèzes – et un peu socialistes, quelle horreur –, qui prend dans sa toile les pauvres petites gens si innocents et si gentils.
Arlington Road est donc toute la finesse d’un 4×4 à pare-buffles dans un magasin de porcelaine.
Dommage que le scénario soit aussi pourri, parce que la mise en scène est correcte et surtout le duel Jeff Bridges – Tim Robbins assez intéressant.

La musique est signée Angelo Badalamenti ; elle est assez sympa (Milan Records 74321 65152-2).

Crédits images © 1999 Arlington Road Productions Corporation