The Curse of the Cat People, Gunther von Fritsch & Robert Wise, 1944Genre : rêve et cauchemar
Amy (Ann Carter) est une petite fille intelligente mais solitaire, et souvent plongée dans ses rêveries. Un jour elle parle à son père (Kent Smith), d’une femme mystérieuse, Irena (Simone Simon).
Val Lewton obtint le droit de produire ce film à condition qu’il soit une suite de La féline, gros succès en 1942. Ce que n’est pas La malédiction des hommes-chats ; seule Simone Simon, et son personnage d’Irena, fait – un peu – le lien avec La féline.
La malédiction des hommes-chats est en réalité un film sur l’enfance et l’imaginaire. Avec sa très belle photographie, son jardin un peu surréaliste, il décrit comment un enfant voit le monde, comme autour de lui vivent des créatures étranges. Sans renforts d’effets spéciaux, de créatures extraordinaires ou d’un bestiaire délirant, le film nous confronte au monde de l’enfance, et sa place si difficile dans le monde des adultes, perçus à la fois comme bons et méchants, rassurants et inquiétants.
La malédiction des hommes-chats est la démonstration qu’il n’y est pas nécessaire d’en faire des tonnes pour avoir de la profondeur et de la magie.
La musique est signée Roy Webb (sur un florilège Cloud Nine Records CNS 5008) : elle est vraiment magnifique.
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