The Thin Red Line, Terrence Malick, 1998Genre : le sens de la guerre
Une unité de Marines, dont le caporal Witt (Jim Caviezel), prend part aux combats sur l’île de Guadalcanal.
Terrence Mallick est un réalisateur rare ; comme souvent avec ce qui rare, chacun de ses films est un chef d’œuvre.
La ligne rouge est l’occasion pour lui de porter sa réflexion poétique, philosophique et humaniste sur l’homme dans la guerre. Avec une photographie magnifique, Terrence Mallick nous livre des paradoxes terrifiant : la destruction au milieu de la beauté, l’amitié et le sens des responsabilités de certains hommes pour aller en tuer d’autres.
Suivre Witt – et les autres – dans cette guerre c’est réaliser une quête comme un héros antique ; sauf qu’ici il n’est pas question d’honneur, de pouvoir ou de richesse, mais de sens, d’humanité, de morale. Quoi qu’il puisse regarder, quelles que soient ses réflexions, Witt ne trouvera jamais le moindre sens à ce qu’il voit et ce qu’il fait. Il n’y en a pas plus dans les combats que dans la beauté de l’île sur laquelle Américains et Japonais se battent. La mort et la destruction sont aussi naturelles à l’homme que la vie, l’amour et l’amitié ; il subsiste quand même ce sentiment glaçant qu’il ne faudrait pas grand chose pour que les premier disparaissent pour ne laisser que les second, mais que ce pas grand chose paraît éloigné de tant d’hommes.
La ligne rouge est à voir, absolument.
La musique est signée Hans Zimmer, sa meilleure composition (RCA Victor 09026 63382 2).
Crédits image © 1998 Phoenix Pictures