Bertrand Tavernier & Riccardo Freda, 1994Genre : bien comme son père
Eloïse d’Artagnan (Sophie Marceau) a été placée dans un couvent. Découvrant un document dans la main de la mère supérieure tuée par des trafiquants d’esclaves dirigés par le duc de Crassac (Claude Rich), elle est persuadée d’avoir mis à jour un complot. Elle s’enfuit alors pour Paris afin d’obtenir l’aide son père (Philippe Noiret), le célèbre mousquetaire mais tombé en disgrâce et quelque peu en retraite.
Les trois mousquetaires est l’un des romans les plus adaptés au cinéma, ce depuis les débuts. Cela a donné beaucoup de dérivés en tout genre qui sont souvent des films médiocres. La fille de d’Artagnan est l’exception qui confirme la règle.
Commencé par Riccardo Freda – qui ne put assurer le tournage pour des raisons de santé –, le film fut achevé par Bertrand Tavernier, aussi scénariste – avec Jean Cosmos, réputé scénariste et dialoguiste. Si l’on ajoute à cela la distribution – Philippe Noiret, Samy Frey, Jean-Luc Bideau et Raoul Billerey en mousquetaires, Claude Rich en comploteur, Jean-Paul Roussillon en Planchet – on a a priori tous les ingrédients pour un film très sympathique, enjoué, divertissant.
Et c’est tout à fait le cas. Bertrand Tavernier ne cherche aucun propos politique – hormis peut-être les petites piques sur les conspirations –, simplement à amuser avec ces quatre vieux mousquetaires, plus ou moins rangés des chevaux, mais qui n’en gardent pas moins leur verve et leur talent de bretteur.
Comme d’habitude chez Bertrand Tavernier, la part belle est donnée aux acteurs, caméra, montage et photo n’étant là que pour les servir eux, et le scénario.
La fille de d’Artagnan est donc un très bon divertissement, avec son lot d’aventure, de bagarres et d’humour, et surtout plusieurs acteurs parfaits.
Philippe Sarde a signée la très bonne musique de ce film, en puisant dans la musique d’époque (Sony Classical SK 66364)
Crédits images © 1994 Little Bear