Zack Snyder, 2006Genre : raaaaahhhh !!!!
La Perse de Xerxès Ier (Rodrigo Santoro) menace la Grèce. 300 spartiates, menés par leur roi Léonidas Ier (Gerard Butler), lui opposent une résistance farouche.
300 est d’abord une BD – on dit aujourd’hui « roman graphique » pour faire classe – de Frank Miller, œuvre d’une grande qualité, très crue, en noir-et-blanc.
Pour l’adaptation cinématographique, Zack Snyder, réalisateur du remake du Zombie de George Romero, L’armée des morts, a choisi aussi un très riche travail visuel.
Visuellement, 300 est une sacrée claque. Entièrement retravaillé par différents outils numériques, le film prend un style incroyable, très marquant. Le travail sur les couleurs et la désaturation donne le sentiment d’être dans un rêve – ou un cauchemar – ; le montage et le cadre alternent scènes courtes, plans séquences, ralentis, accélérés, copiant parfois le découpage de la BD ; le travail des décors et costumes reprend et enrichit les créations de Frank Miller. Ce travail visuel, innovant et créatif, fait que le film pourrait être largement conseillé.
Pourrait.
Parce qu’il y a le scénario : et là, tout de suite, on apprécie moins 300, mais alors vraiment moins.
On sait depuis longtemps et ses diverses créations que Franck Miller n’est pas le plus progressiste des dessinateurs et scénaristes de BD, mais là, quand même, on est reste sans voix : culte du corps parfait et de la force, machisme exacerbé et homophobe, idéalisation d'un régime spartiate que l'on fait passer pour une démocratie opposée à un empire perse métissé et dégénéré… on finit par se sentir comme les spectateur du premier numéro musical dans The Producers de Mel Brooks.
Pour résumer : 300 c’est ouah ! pour le visuel, et pouah ! pour le scénario.
Tyler Bates a fait la musique de 300 (Warner Bros. 101272-2) : pas ma tasse de thé, mais va avec le visuel.
Image © 2006 Warner Bros. Pictures
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