Genre : douloureux souvenirs
Samantha (Emily Lloyd) n’a jamais connu son père, décédé au Viêt-Nam avant sa naissance. Elle cherche à mieux le connaître et interroge son oncle Emmett (Bruce Willis), un vétéran de cette guerre.
Le traumatisme de la guerre reçoit dans Un héros comme tant d’autres un traitement original. Ici pas de héros – le titre français est particulièrement mal approprié –, pas de combats, pas de médailles, mais les souffrances d’une famille et d’Américains ordinaires, à la campagne, qui cherchent à oublier les morts, les blessures. Et au milieu de ce silence, de ce déni, une simple jeune fille, obstinée, qui veut juste savoir et comprendre.
Norman Jewison ne se veut pas démonstratif ou donneur de leçons, ce qui donne au film un ton parfois grave, parfois drôle, parfois naïf, mais qui garde toujours en ligne de mire son but : montrer les traumas d’une société envoyée à la guerre sans comprendre, sans savoir.
Le film tombe parfois dans la pathos et le cliché, mais cela ne nuit pas à l’ensemble.
Relevons que le doublage français est particulièrement médiocre.
Un héros comme tant d’autres est accompagnée d’une très belle musique de James Horner, malheureusement inédite.
Image © 1989 Warner Bros. Inc.
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