dimanche 26 avril 2009

Newman’s Law

Richard T. Heffron, 1974
Genre : ordre et désordre

Vince Newman (George Peppard) et son coéquipier Garry (Roger Robinson) sont deux policiers efficaces et réputés mais qui ont souvent tendance à prendre quelques libertés avec la procédure. Quand il découvre un important trafic de drogue impliquant des policiers, Newman est mis à l’écart, ce qui lui donne encore plus envie de faire tomber tout le monde.

La société américaine a le culte de l’individu paré de nombreuses vertus contre un collectif corrompu et corrupteur ; son corollaire est le droit de se défendre contre ce collectif.
Le cinéma a amplement repris cet archétype, en particulier dans les western. Il a parfois réussi à le détourner, en particulier dans le cinéma des années 1970.
Époque d’une société en plein bouleversement, entre Flower Power, guerre du Viêt-Nam et mouvement des droits civiques, le cinéma des années 1970 montre toute la désagrégation de la société, sa violence, sa corruption, son mépris du droit et des libertés. Certains films prônent alors l’auto-défense contre le mal (M. Majestic, Un justicier dans la ville) ; d’autres renvoient à l’ordre, au droit et au courage de lutter pour la société.
Newman’s Law est de ce genre là. Même si ses méthodes sont parfois illégales, Newman sait quelles limites ils ne doit pas franchir, sait que ses entorses sont des maux nécessaires à l’accomplissement d’un but plus grand : lutter contre la pègre et sa corruption qui dévaste toutes les couches de la société, les plus basses par la drogue, les plus élevées par l’argent. Il sait aussi que ce combat demande des sacrifices, et pas des petits.
Newman’s Law est donc un film intéressant. Méconnu, il est beaucoup moins simpliste dans son propos que son synopsis ne le laisse supposer. Sur un plan formel, il est bien interprété en particulier par George Peppard, qui porte un peu le film à lui tout seul ; il y a une bonne mise-en-scène qui sait éviter quelques excès du genre.

La musique, typique de l’époque (Soul, funk, etc.) a été composée par Robert Prince ; elle est inédite.

Image © 1974 Universal Pictures

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